Sur le dernier essai de Guillaume Faye par Jacques GEORGES

Cher internaute lecteur, saisis-toi du dernier bouquin de Guillaume Faye, rédigé fin 2018 par un homme qui se sait condamné à court terme et l’écrit en page 277 (« Je n’ai peur de rien et vais bientôt mourir ») intitulé Guerre civile raciale. Voici le résumé, comme d’habitude aussi terriblement juste et réaliste que dur et impitoyable, du bouquin.

Faye Guerre

« Il existe trois hypothèses concernant la suite des événements :

La première, la pire, serait celle de la soumission. Pour faire la guerre et pour vaincre, il faut être deux. Si, face aux envahisseurs étrangers, les Français blancs ne se défendent pas, il n’y aura pas de guerre. Ce sera le pourrissement, l’effondrement sans vrai combat ni vengeance isolée. C’est une possibilité que je n’exclus pas du tout.

La deuxième hypothèse, c’est l’éclatement d’une guerre civile raciale avec défaite des autochtones français et des Européens ethniques, ayant contre eux leur propre État collaborateur,

La troisième hypothèse, c’est celle d’une guerre civile victorieuse, avec des conséquences historiques incalculables, dont l’effondrement de tous nos paradigmes politiques. »

C’est bien vu, n’est-ce pas, ami lecteur, qui soudain se réveille ?

Guillaume Faye est mort le jeudi 7 Mars 2019, deux jours avant la sortie en librairie de ce livre terrible. Il est écrit par un homme libre, un homme qui n’a rien à perdre, pas même à ma connaissance de descendance clairement affichée.

Les données du problème étant clairement posées, on hésite entre héroïsme et instinct de survie. Le débat est profond et recoupe largement la dichotomie holisme/individualisme. Avoir des enfants approfondit le dilemme sans le trancher, puisqu’il peut conduire à plus d’acharnement dans l’un ou l’autre sens.

Guillaume Faye, en esthète, souhaite la guerre et en assume clairement le prix, qu’il n’est hélas plus en état de payer lui-même. Personnellement, je suis tiraillé, voyant bien ce qui peut se passer. Toutes les issues sont épouvantables, mais le temps du Alea jacta est (le célèbre « Les dés sont jetés » de César face au Rubicon) n’est pas encore venu, quoique surplombant et proche. L’espoir d’une « bonne » guerre civile, discrètement caressée par quelques-uns poussés par le désespoir, peut apparaître pour le moment comme une terrible impasse pire que le mal, mais la situation est instable et les retournements radicaux possibles voire probables. À court terme le plus probable est que ma génération, et probablement la suivante pendant encore un certain temps, devront se contenter d’écrire des bouquins ou des articles dangereux et inutiles comme celui-ci, pour le seul plaisir de titiller le Système et d’appeler un chat un chat. Très maigre consolation. Notre manière à nous d’allumer des bougies, sans doute.

Jacques Georges

Guillaume Faye, Guerre civile raciale, préface de Jared Taylor, Product Information, 2019, 20 €.