Samedi dernier, 15 juin, s’est tenue à Valence en Espagne une conférence européenne… par Gabriele ADINOLFI

D’une manière générale, quiconque me connaît sait que je suis assez prudent dans mes appréciations et que j’ai plutôt tendance à garder une certaine réserve par rapport aux choses, en particulier celles que j’organise ou celles auxquelles je participe…. Néanmoins, pour une fois, je fais une exception : la réunion sur le thème « Nous sommes l’Europe » qui se tenait le samedi 15 juin à Valence en Espagne a été enthousiasmante. Autant par la qualité des intervenants (et des interventions) que par le public attentif et passionné, cette réunion m’a particulièrement touchée. Pas moins de 130 personnes ont participé à cet événement d’élite.

Les discours d’Alexander Markovics (Institut Suworow, Autriche), de Kamil Gil (Troisième Voie, Pologne), de Vincent Vauclin (Dissidence Française, France) et d’Irène Dimopoulos Papas (Empros [revue théorique d’- NDLR] Aube Dorée – Grèce) ont été remarquables parce qu’ils réunissaient analyses, réflexions, bilans des activités en cours et des perspectives concrètes…

Voilà plus de quatre ans que nous avons entrepris ce travail de cohésion au niveau européen et je me réjouis de voir enfin des résultats concrets qui légitiment notre entreprise.

Valence-en-Espagne-conference-europeenne-1

Après les interventions politiques, une vidéo avec un message de Jean-Marie Le Pen, figure tutélaire des mouvements nationalistes européens, réalisée spécialement pour cet événement a été projetée.

S’en suivit un débat sur l’Europe que nous voulons avec des discours remarquables de José Alsina, camarade d’une culture politique considérable, ainsi que celle de Rafael Ripoll, conseiller d’Alcalà de Henares.

Ripoll a une position plutôt eurosceptique (il veut sortir de l’UE et il préconise le retour à la peseta), opposée à la mienne, ce qui entraîna un débat vif et courtois entre nous. À l’issue de celui-ci, Rafael Ripoll m’a dit que je lui avais ouvert de nouvelles perspectives auxquelles il n’avait jamais pensé, ce dont il me remercia amicalement.

Le moment qui particulièrement ému fut lorsque Juan Antonio Lopez Larrea m’a remis la distinction de président honoraire de l’Association en mémoire à Juan Ignacio, organisatrice de cette réunion. Rappelons que Juan Ignacio était un responsable du Front de la Jeunesse espagnole qui a été assassiné en décembre 1980 par des agents des services spéciaux. Juan Antonio est toujours resté fidèle à sa mémoire et à son engagement, pour lequel il a également passé quelques années en prison. Pour moi, c’est un suprême honneur d’avoir reçu une telle marque d’amitié .

Au cours de la soirée, nous avons enfin comparé les progrès accomplis dans l’élaboration d’un manifeste européen déjà en cours qui sera non seulement idéologique, mais contiendra des objectifs concrets pour l’action et que nous espérons conclure avant notre prochain rendez-vous européen qui est programmé dans le Sud de la France du 25 au 28 juillet, un rendez-vous qui acquiert chaque jour plus d’importance et auquel je vous invite à participer…

Gabriele Adinolfi

D’abord mis en ligne sur Synthèse nationale, le 18 juin 2019.