L’Oligarchie contre-attaque par Georges FELTIN-TRACOL

Voici l’éditorial du célébrissime n° 57 de Réfléchir & Agir. N’hésitez pas à vous abonner, car seul votre abonnement peut assurer à une revue libre son indépendance !

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La victoire du Brexit et de Donald Trump n’ont été qu’une brève parenthèse d’effroi et de stupeur pour la super-classe mondialiste et ses sbires politico-médiatiques multiculturalistes.

La surprise, puis l’hébétement passés, l’engeance cosmopolite s’est vite ressaisie avant de répondre par une violente riposte malheureusement couronnée de succès majeurs. Dès décembre 2016, Norbert Höfer échouait à la présidence de la République autrichienne. Figure de proue de l’UDC, le Suisse Oskar Freysinger perdait en mars 2017 son ministère valaisan de la Sécurité. Un mois plus tôt, les Suisses approuvaient par référendum une limitation du droit du sang afin de mieux intégrer les petits-enfants des étrangers.

Déception au Carré

Toujours en mars, les législatives néerlandaises voyaient la défaite de Geert Wilders et de son part péroxydé. En Italie, l’éclatement des droites nationales et nationalistes, la difficile mutation de la Ligue du Nord et les faibles résultats électoraux de CasaPound favorisent la popularité de l’étrange force populiste de Beppe Grillo.

En Espagne, les caciques du PSOE ont rejeté tout rapprochement avec les radicaux de Podemos et préféré laisser gouverner la droite libérale-conservatrice affairiste et corrompue. Après des sondages qui la donnaient à 15 %, l’AfD tournerait autour de 8 %, ce qui lui assurerait néanmoins une entrée remarquée au Bundestag en septembre, sauf si les officines de l’État profond allemand parviennent à la saborder cet été.

Après des sondages qui la donnaient à 15 %, l’AfD obtient finalement 12,6 % et fait une entrée remarquée au Bundestag, malgré tous les coups tordus de l’État profond allemand.

Elle aussi longtemps en tête des sondages avec 25 à 30 %, Marine Le Pen s’est qualifiée pour le second tour avec 21,3 % pour ensuite perdre largement face à Emmanuel Macron, ce surprenant populiste progressiste centriste, libéral et euro-mondialiste.

Mondialisme : 5 – Camp national : 0

Usant et abusant d’une puissance de feu médiatique à la fois incomparable et imparable (on ne compte plus la diffusion d’émissions, de films, de séries et de documentaires, souvent biaisés, sur la Seconde Guerre mondiale), la Caste oligarchique a reçu de sévères coups, vacillé avant de réagir au point qu’elle détourne maintenant à son avantage le Brexit et Donald Trump !

Tandis que le très surfait UKIP s’effondre en faveur d’un Parti conservateur cosmopolite, Trump s’approcherait d’une destitution souhaitée par les hiérarques de l’État profond yankee. Les heures du nouveau président seraient-elles déjà comptées ?

Doit-on pour autant cesser tout combat ? Non, plus que jamais, le dos au mur (ou près du précipice), il importe de poursuivre et d’accentuer notre lutte, car – qu’on soit victorieux ou non -, tel est notre destin de l’Albo-Européen.

Georges Feltin-Tracol