Les Cieux, la Terre et le Peuple par Georges FELTIN-TRACOL

Des chrétiens de gauche, progressistes ou simplement « modérés » tels Erwan Le Morhedec ou l’ancien journaliste du Monde, Henri Tincq, respectivement auteurs d’Identitaires. Le mauvais génie du christianisme (Éditions du Cerf, 2017) et de La grande peur des catholiques de France (Grasset, 2018), s’inquiètent du tournant « identitaire » que prendraient les nouvelles générations catholiques. L’essai de Julien Langella en apporte une preuve convaincante.

Ancien militant aux Jeunesses Identitaires passé par l’Action Française, co-fondateur plus tard de Génération Identitaire, l’actuel vice-président d’Academia Christiana, une belle école de formation de cadres militants, s’est fait connaître en 2015 par un essai tonitruant, La jeunesse au pouvoir (Éditions du Rubicon). Il explique dans Catholiques et identitaires les motifs fondamentaux de son engagement politique. Un lecteur non averti pourrait croire cet essai rédigé par un membre de Terre et Peuple. En effet, 80 % du contenu correspondent à une vision combattante et enracinée. « Si le XXe siècle fut celui des idéologies, le XXIe est celui des identités. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement la souveraineté des nations qui est en jeu, c’est l’identité même des peuples (p. 25). » L’auteur reprend ce que dénonçait Guillaume Faye dès le milieu des années 1980 (1) : « Être identitaire, c’est une prise de conscience : les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles et l’homogénéité d’une nation conditionne sa survie (p. 23). » Il insiste fortement sur le fait qu’« être identitaire, c’est refuser la standardisation commerciale des modes de vie à l’échelle planétaire, l’immigration de peuplement extra-européenne et l’islamisation progressive de nos rues. Être identitaire, c’est vouloir être soi-même (p. 24) ».

Dans une belle continuité

Pourtant, Julien Langella ne milite pas à Terre et Peuple parce qu’il est catholique, ce qui modifie sensiblement sa vision du monde. Certes, il n’affirme pas « qu’être catholique implique automatiquement d’être identitaire sur le plan politique. La foi catholique n’est pas une doctrine philosophique que l’on choisirait comme un produit dans un rayon de supermarché, avec ses conséquences idéologiques incontournables (p. 26) ». Il recherche une synthèse pertinente, sinon un compromis, entre sa foi et son action (méta)politique, d’où « ce livre [qui] a une double ambition : pédagogique et militante (p. 29) ». Il n’est pas précurseur. Aux temps lointains où le Front national savait réfléchir, sa revue théorique, Identité, animée par Jean-Yves Le Gallou accueillait les universitaires catholiques Claude Polin et Claude Rousseau. Feu Benjamin Guillemaind contribua à la fondation de l’Alliance sociale des peuples et pays de France, une association catholique anti-libérale et anti-collectiviste, favorable à la subsidiarité professionnelle et territoriale. Au mitan des années 2000, l’avocat Frédéric Pichon lança un site catholique européen Europae Gentes et dirigea un ouvrage collectif, Les Alter-Européens (Dualpha, 2009). Bien avant, le Cercle Sol Invictus publia un Manifeste catholique d’Empire (2). À rebours de Xavier Eman qui écarte un peu trop vite le « pagano-christianisme » dont la manifestation la plus tangible demeure le Moyen Âge, Julien Langella en souligne l’importance aux pages 42 – 43.

L’auteur excelle dans le contrepied. Cet adversaire radical à toutes les formes de libéralisme, « héritier de l’hérésie protestante et des Lumières anti-catholiques (p. 197) », prône « un ordre social corporatif (p. 189) » ainsi qu’un « solidarisme communautaire (p. 192) ». Parce que « la patrie est notre écosystème (p. 176) », il se félicite des nombreuses initiatives écolo-localistes telles les AMAP. Il défend « un développement fondé sur l’enracinement, la propriété, la créativité et les solidarités locales (p. 197) ». En effet, « face au Baal mondialiste et à toutes les tentatives de nivellement général, la seule réponse efficace consiste à se réapproprier sa langue, ses traditions, ses paysages, sa gastronomie et tout ce qui caractérise son identité (p. 295) ». Nationaux-libéraux et autres nationaux-conservateurs risquent de ne pas apprécier cette franche opposition au Système marchand d’autant que dans la droite ligne des premiers catholiques sociaux d’origine légitimiste, l’auteur distingue avec raison la misère suscitée par l’économie libérale de l’idéal évangélique de pauvreté ! La pauvreté matérielle, notion très relative, incite à la richesse intellectuelle, humaine et spirituelle.

Favorable au « retour au pays », volontaire ou forcé, des populations allogènes, Julien Langella répond par avance à ses contradicteurs que « l’immigration massive est le fruit d’un ménage à trois : l’idéologie mondialiste conséquence des Lumières et du jacobinisme, le besoin d’une main-d’œuvre servile encouragée par le souhait libéral d’abolir les frontières, l’assistanat promu par l’État-Providence (p. 117) ». Nullement crypto-communiste, il explique que « la diversité culturelle n’est […] pas un mal, c’est plutôt une occasion de travailler ensemble pour le bien commun. Cette diversité est le miroir des inégalités entre les peuples, comme celles qui existent entre les personnes (p. 40) ». Force est de constater qu’il ne mâche pas ses mots. Fort sceptique envers la théorie anthropologique d’essence mondialiste dite « Out of Africa », Julien Langella méprise « le droit du sol, ce miracle par lequel un crocodile né dans une étable devient une vache (p. 119) ». « Les mêmes qui font l’apologie du métissage plaident pour plus d’échanges entre les peuples, prévient-il. Mais qu’auraient à s’échanger des peuples métissés, dépouillés de leur originalité, tous identiques à peu de choses près ? C’est la contradiction majeure des apôtres mal inspirés du village mondial (p. 108). » Pis, ce métissage proclamé « n’est pas un antiracisme, c’est une volonté d’exterminer toutes les races (p. 106) », c’est aussi et surtout « une guerre. Par sa nature obsessionnelle, c’est même un djihad (p. 104) ». Il invite par conséquent à « retrouver la vertu des préjugés (p. 88) ». Ces préjugés fondateurs de l’entre-soi salvateur. Au fameux et fantasmatique « vivre ensemble », variante bienséante de la grande partouze planétaire non genrée, il préfère le bien commun énoncé par l’Église, soit « le peuple de Dieu, c’est-à-dire l’Église, unit sans mélanger : elle prend un peu dans chaque pays pour faire, là-haut dans les Cieux et ici-bas par la communion spirituelle, la cité de Dieu (p. 41) ». Ainsi se démarque-t-il ouvertement des idéologies modernes.

Ni mondialisme, ni souverainisme !

L’auteur ne se considère pas nationaliste. Il vomit au contraire « l’idolâtrie de la nation, nouveau veau d’or auquel certains voudraient tout sacrifier (p. 25) ». On ne peut que l’approuver, surtout quand la nation se conçoit comme un contrat ou un hall de gare. Il appartient maintenant aux Français de s’extraire des postures politiciennes et électoralistes, au-delà de la Nation et de la République. « Les républicains de gauche prônent le multiculturalisme et ceux de droite invoquent l’assimilation. Mais c’est la même idéologie anti-identitaire héritée du jacobinisme révolutionnaire. “ Assimilation ” est le mot de droite pour dire “ métissage ” (p. 226). » Il est plus qu’évident que « prôner une politique d’assimilation des enfants d’immigrés comme remède à la fracture ethnique revient à ignorer le besoin identitaire des Français. L’assimilationisme, c’est la préférence étrangère. Une variante de droite du gauchisme mental qui consiste à préférer le voisin à son propre frère (p. 215) ». Ce constat brutal et juste implique de désigner l’ennemi principal. Outre que « les promoteurs de l’avortement et de l’immigration massive sont les mêmes personnes. Au moins, nos ennemis sont cohérents (p. 106) », « n’oublions jamais que la République française est la première des mafias (p. 266) » !

Il n’aborde en revanche pas la lancinante question de la laïcité républicaine. Nul doute que Julien Langella soit contre. Il ne traite pas de cette plainte permanente des laïcards sur la présence du foulard islamique dans les espaces publics. Oui, c’est une affirmation identitaire, religieuse et communautaire étrangère à la tradition du pays d’accueil. Toutefois, son port par les musulmanes permet de les distinguer des autres. C’est cette distinction qui rend fou les laïcistes, eux qui rêvent du melting pot global. C’est pourtant un indicateur visible immédiat de la lente subversion migratoire en cours.

Langella

Se doutant que ces propos incendiaires risquent d’indisposer les bonnes âmes les plus fragiles, l’auteur n’affirme que l’hitlérisme n’est pas « un “ extrémisme de droite ” mais le pur produit de la pensée moderne (p. 73) ». Il qualifie le Führer de dirigeant « progressiste et humaniste (p. 71) ». « Hitler était un homme des Lumières, poursuit-il : il détestait le christianisme, croyait au progrès continu de l’humanité (par la “ religion du sang ” comme d’autres par l’égalité sociale ou le marché libre) et vouait un culte sans bornes à la volonté de l’homme (p. 72). » Là encore, Julien Langella n’innove pas. Le philosophe Philippe Lacoue – Labarthe voyait dans le national-socialisme allemand un indéniable humanisme. Privilégiant la race sur l’État, c’est en outre une doctrine politique lapidaire au fond assez proche de l’anarchisme ou d’une variante autrichienne hétérodoxe de la réflexion libertarienne, soit un centrisme totalitaire paradoxal.

Cela n’empêche pas Julien Langella de défendre les Européens. Il lance : « Première, deuxième, troisième génération : nous sommes bel et bien tous des enfants de Français, c’est-à-dire de Blancs (p. 92) ». Il remarque que sur le Vieux Continent, « déchristianisation et grand remplacement vont de pair (p. 20) ». Ailleurs, c’est le contraire avec la « catholicisation » latinos de l’Ouest étatsunien. Il aurait pu préciser que les États multiculturalistes représentent souvent des proies faciles pour les oligarchies cosmopolites. Ainsi observe-t-il que « l’impérialisme militaire est le bras armé du projet mondialiste, celui d’un monde sans frontières où les États-Unis d’Amérique et ses laquais peuvent se comporter comme des racailles de banlieue à l’échelle de la planète (p. 105) ». Des guerres néo-coloniales de l’Occident marchand dégénéré s’esquissent déjà à l’horizon (Syrie, Iran, Crimée…) et les Européens risquent de servir de chair à canon s’ils continuent à perdre leur homogénéité ethno-culturelle. Celle-ci est en grand danger de dilution. « L’Europe occidentale est un espace homogène de population blanche jusqu’à nos jours, l’immigration africaine et asiatique n’étant apparu qu’après la Seconde Guerre mondiale (p. 91). » Depuis 1945, la démographie européenne change et prend une mauvaise direction. « Cette mutation de l’Europe occidentale porte un nom : le grand remplacement [… qui] désigne la disparition de la population indigène au profit d’une masse d’étrangers en une ou deux générations seulement (p. 20). » Il signale enfin que le pape François critique en novembre 2013 la « mondialisation de l’uniformité hégémonique ». L’allusion au souverain pontifical n’est pas anodine.

En parallèle au Vatican ?

Ni lefebvriste et encore moins sédévacantiste, l’auteur se veut catholique de tradition fidèle au magistère romain. Il n’entend pas critiquer le concile Vatican II. Il reconnaît volontiers l’ambiguïté de l’actuel pape conciliaire sur bien des sujets. Son hostilité au libéralisme et son écologisme revendiqué ne compensent pas un cosmopolitisme et un immigrationnisme ouvertement assumés ! Certes, « l’Église n’est pas un parti politique. [… Elle] n’a pas de programme politique, mais elle pose un cadre moral (p. 137) », mais ce cadre moral empiète trop souvent le politique. Julien Langella croit « la parole du pape manipulée par les médias (p. 149) ». Il ajoute même que « François est plus que jamais un pape de l’image, un pape du geste (p. 153) ». Il va même jusqu’à écrire que « le pape n’a pas toujours raison (p. 154) ». Et l’infaillibilité pontificale reconnue lors du concile Vatican I en 1870 ? On pourrait rétorquer qu’elle ne concerne que le domaine théologique. Soit, mais, en écartant le « Ralliement » des catholiques à la République française, perdure le fâcheux précédent de 1926. La mise à l’index des écrits de Charles Maurras et de l’Action Française provoqua une grave crise de conscience chez les catholiques royalistes. Rien n’empêcherait l’Église catholique/le Vatican de condamner à nouveau les opinions identitaires européennes. Peut-on être catholique et identitaire quand des clercs d’origine africaine officient dans bien des paroisses de la France profonde ? Le gouvernement CSU de Bavière entend restaurer le crucifix dans les espaces publics. L’archevêque de Munich, le cardinal Reinhard Marx (!), s’en indigne. Comme ces astres morts dont on ne détecte la lumière bien après leur fin, l’Église catholique romaine n’est plus qu’un fantôme depuis le Grand Schisme d’Occident et sa fausse résolution.

Julien Langella se focalise trop sur l’islam au point qu’il oublie cet autre grand danger qu’est l’essor discret des sectes évangéliques d’origine étatsunienne dans les banlieues de l’immigration africaine. Il ne cite pas Pie XI en 1937 pour qui « spirituellement, nous sommes tous des Sémites » ! Tout le chapitre 5 (pp. 271 – 295) de son livre glose autour de Judas Maccabée. Bien qu’intéressante, cette partie laisse de marbre l’« Archi-Européen », l’authentique Européen archaïque. Pourquoi valoriser un récit quasi-mythologique et non pas les exemples historiques irlandais, norvégien ou baltes ? L’esprit vétérotestamentaire hébraïque ne correspond pas à l’âme boréenne, d’où une schizophrénie bimillénaire. On peut bien sûr évoquer les racines judaïques de l’Ancienne France sans pour autant les hypertrophier. N’imitons surtout pas Pierre Boutang ! « L’homme européen ne se trouve pas éminemment en Europe, ou n’y est pas éveillé, écrivait-il. Il est, paradoxe et scandale, en Israël; c’est en Israël que l’Europe profonde sera battue, “ tournée ”, ou gardera, avec son honneur, le droit de durer (3). » Pour l’héritier de Charles Maurras, le nationalisme français rénové devait intégrer ce legs juif dans sa longue histoire de la nation française afin de dresser l’ultime rempart contre une soi-disant barbarie souhaitant la déjudaïsation de l’Europe. Or le temps chrétien-romain de la longue civilisation européenne est définitivement révolu. Le présent athéisme – laïcisme n’est qu’un intermède avant que le Vieux Continent ne subisse l’islamisation – mondialisation à moins qu’il entreprenne finalement sa transfiguration surhumaniste. Nietzsche et Heidegger sont de bien meilleures boussoles pour les temps à venir.

L’enjeu européen fait partie des préoccupations de Julien Langella. « L’Europe ne peut pas échapper à son rôle d’éducatrice. Si ce n’est pas elle, ce sera Washington, Pékin ou l’islam : empires du néant et de la démesure (p. 187). » Et l’Inde, surtout si elle encourage son Hindutva ? Et le réveil spirituel et identitaire du monde slave orthodoxe ? Remarquons qu’il n’évoque jamais l’Orthodoxie bien qu’elle soit elle-même traversée par de puissants courants modernistes corrupteurs. L’auteur envisage sans trop de détails une Confédération européenne bâtie à partir de l’actuel Groupe de Visegrad et adhère à la « théorie des trois patries enchâssées ». « Pour retrouver une identité nationale cohérente, il est indispensable de nous réenraciner dans nos identités locales, ces cultures de caractère qui sont l’école du patriotisme intégral (p. 297). » Régions vernaculaires, nations historiques, synergie civilisationnelle continentale s’inscrivent dans une « vision identitaire [qui] conçoit l’identité sous forme de poupées russes, conformément à la doctrine sociale de l’Église et à son principe phare : la subsidiarité, en vertu de laquelle chaque partie d’un tout doit jouir de la plus large autonomie nécessaire (p. 25) ». Nullement souverainiste étriqué, l’auteur note, d’une part, que « le creuset français est européen (p. 202) », et, d’autre part, que « la France, à la fois continentale, atlantique et méditerranéenne, est bien le fruit d’un métissage… mais d’Européens ! (p. 203) ». Pour Julien Langella, l’Europe-Puissance exige une France forte enfin libérée de la chape de plomb médiatico-judiciaire et du pesant corset parisien. « La victoire de la vérité en politique passera nécessairement par une libération mentale de la manière dont nous abordons la réalité. À côté des arguments scientifiques, il faut revaloriser l’expérience. Nous devons réhabiliter ce que les technocrates démagogues appellent “ populisme ”, ce qui est tout simplement le bon sens populaire (p. 87). »

Le choix de la Reconquête

Il demande à ses compatriotes de sortir de leur hébétude confortable. Il insiste sur « le devoir de s’engager en politique (p. 318) » sans pour autant rejoindre les appareils politicards de la « fausse droite ». « Incitée par les racailles en col blanc du capitalisme mondialisé, soutenue discrètement par la fausse opposition de gauche, la droite française a toujours été en première ligne pour trahir les Français (p. 117). » Plutôt que privilégier la présidentielle, il suggère d’investir les élections locales, en particulier les municipales quand bien même les maires ont perdu leurs compétences au profit des présidences d’intercommunalité. Le choix est aussi tactique. Tant aux législatives qu’à la présidentielle, le second tour voit la mobilisation notable de l’électorat d’origine immigrée contre les candidats « anti-Système ». Cette mobilisation est quasi-nulle aux scrutins locaux. Des mairies, voire quelques cantons, sont prenables, surtout si les listes « identitaires » se présentent dans des communes où le « bloc national » à la présidentielle de 2017 (Le Pen, Dupont-Aignan, Asselineau, voire Lassalle) obtint un excellent résultat. Cette approche localiste invite à un regain identitaire certain et contribue à la réalisation effective de BAD (bases autonomes durables). « C’est le retour des identités sur les ruines de la République indivisible. La Révolution française est terminée : fin du sommeil républicain, réveil identitaire (p. 259). »

Dans une démarche assez maoïste, Julien Langella parie sur le réveil prochain de la France péri-urbaine (au sens très large), cette « France périphérique » chère au géographe atypique Christophe Guilluy, contre l’Hexagone macronien des métropoles mondialisées que l’auteur entend subvertir. « L’idéal de reconquête est la réponse adéquate aux problèmes des Européens (p. 301). » Reprenant le leitmotiv de nos amis de Terre et Peuple (4), Julien Langella estime que « la grande idée des décennies et, pourquoi pas, des siècles à venir, sera la reconquête (p. 300) ». Cela signifie que « nous entrons dans le temps des partisans (p. 267) ». En fait, « plus qu’une avant-garde, nous devons bâtir une aristocratie militante. La phalange de la Croix et de l’identité (p. 31) ». Oui, en attendant le surgissement des Légions du Marteau et des ethnies albo-européennes.

Georges Feltin-Tracol

Notes

1 : Guillaume Faye, « Contre la société multiculturelle », dans Éléments, n° 54 – 55, été 1985.

2 : Cercle Sol Invictus, « Manifeste catholique d’Empire », dans Tradition, supplément exceptionnel à Tradition, n° 9, automne 2000.

3 : Pierre Boutang, La Nation française, le 1er juin 1967.

4 : Pierre Vial, « Croisade, Résistance, Reconquête », dans Terre et Peuple Magazine, n° 25, équinoxe d’automne 2005.

Julien Langella, Catholiques et identitaires. De la Manif pour tous à la reconquête, préface de l’abbé Guillaume de Tanoärn, DMM, 2017, 353 p., 22 €.