Hommage à Guillaume Faye, ami disparu et penseur de la renaissance de l’Europe par Thomas FERRIER

Guillaume Faye n’est plus. Il a rejoint la cohorte des veilleurs de l’Europe au royaume des morts. Il entre dans la légende en figure tutélaire d’une cause qui le mérite et d’un combat qui fut le sien et qui est le nôtre.

Pincé par le crabe, face à un combat dont comme aux Thermopyles on ne pouvait sortir vivant, il aura lutté. Son dernier ouvrage, qui sonne comme une invocation à Mars vengeur, Guerre civile raciale, sera son testament.

Guillaume Faye a été l’auteur d’ouvrages fondateurs qui bien sûr déclenchèrent le feu de la critique systémique. La Colonisation de l’Europe, au titre si évocateur, si révélateur aussi, lui aura valu bien des inimitiés, sans parler d’un vil procès. La Nouvelle Question juive, audace subtile, lui aura valu aussi la perte de soutiens qui n’ont pas pu ou pas su comprendre la rupture intellectuelle à laquelle il nous invitait.

Faye

Le Nouveau discours à la nation européenne, revu et augmenté par le Guillaume Faye des années 2000, profondément durci également, rappelle qu’avant tout l’Europe était sa nation, et sa passion. Dans Pourquoi nous combattons, il rappelait qui nous sommes et quelle est notre mission. Il fournissait aussi de précieuses armes dialectiques à la résistance.

L’Archéofuturisme fut et demeure son ouvrage majeur. La nouvelle qui clôt son livre, vision d’une Europe ayant triomphé au prix de pertes immenses, est le révélateur d’une vision prométhéenne de l’homme européen, mais aussi de cette leçon de vie qui est que le monde est une arène de combat, et que le soleil inonde de sa lumière une vallée de larmes qu’il assèche ainsi. Loin d’un simple « vieux-neuf » ressuscité d’une figure du passé, mais en revanche conforme au Nietzsche le plus féroce, que Guillaume n’aura cessé d’honorer, l’auteur ne cessa de nous appeler à nous relever. Car nous tombons certes mais pour nous relever plus fort, encore. En tout cas, tant que la troisième Moire, ne décide pas de mettre fin à l’aventure. Atropos coupa le fil. L’ami s’en alla en Élysion.

Guillaume Faye n’est plus, mais sa mémoire lui survivra. La gloire impérissable des héros ne l’a pas oublié. Comme nous ne l’oublierons pas. Il fut un professeur d’énergie, un maître de sagesse. Guillaume me disait il y a encore un an que Dominique Venner était la figure qui l’avait amené à rentrer au GRECE. Il rejoint celui qui l’a inspiré dans le royaume d’Hadès.

Tu as été de nos hérauts. Nous serons les réalisateurs de ton œuvre.

Requiescat in Elysio.

Per Iouem, nom de Zeus, c’était Guillaume Faye. À l’ami, salut !

Thomas Ferrier

D’abord mis en ligne sur LBTF le Blog Thomas Ferrier, le 7 mars 2019.