À Argenteuil, une visite courageuse, un message ferme et fraternel par Pierre LE VIGAN

Visite impromptue de Jean-Marie Le Pen en banlieue, à Argenteuil. Quelques femmes voilées applaudissent. Bien évidemment, Le Pen n’est pas devenu pour autant le candidat des banlieues. Pour la simple raison qu’il n’y en a pas et que la réalité des banlieues est diverse. Mais il est certain que les gens d’origine arabe ou africaine aiment le courage. Un discours ferme de Le Pen leur manifeste une plus grande marque de respect – c’est du moins ce qu’ils ressentent – que la commisération d’un Hollande ou d’un Copé, ou d’une Royal.

S’adressant aux personnes issues de l’immigration, Le Pen les a assurées qu’elles étaient « les branches de l’arbre France ». « Vous êtes tous des Français à part entière. ». « Si certains veulent vous karchériser pour vous exclure, nous voulons, nous, vous aider à sortir de ces ghettos de banlieue où les politiciens français vous ont parqués pour vous traiter de racaille par la suite », a-t-il ajouté. « Je ne suis pas venu ici faire un safari politico-médiatique mais vous donner un espoir réel pour votre avenir », a encore assuré Jean-Marie Le Pen. « Vous avez les mêmes droits et devoirs, comme nous tous », a-t-il insisté, en assurant qu’ils pouvaient « parfaitement comprendre » pourquoi il était urgent d’appliquer « la préférence nationale […]. Il n’a pas de beuritude. Pour moi, vous n’êtes ni des potes, ni des Blacks, ni des Beurs, vous êtes des citoyens français », a-t-il dit (L’Express, 6 avril 2007). Un langage dans la ligne du discours de Valmy de l’automne 2006.

À quelques heures d’intervalle, M. Le Pen recevait un mauvais accueil de quelques immatures prétentieux et ultra-conformistes situés au sein de « Sciences-Po » Paris, institution dont les dirigeants avaient appelé la police il y a quelques mois pour exclure l’écrivain Alain Soral d’une vente de livres. Il ne faut rien attendre de ces pseudo-élites qui sont tout le contraire d’une aristocratie de l’âme et qui ne brillent même pas par l’esprit. Allons plutôt dans les banlieues à la rencontre du peuple qui souffre mais aussi qui se bat pour une vie meilleure !

Pierre Le Vigan