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Première réponse aux critiques sur le réchauffement de la Terre par Daniel COLOGNE

22 août 2010

Le 13 avril 2007, une lectrice du site écrivait le commentaire suivant concernant l’article de Daniel Cologne consacré au réchauffement de la Terre : « L’auteur se moque de la R.T.B.F. en astronomie, mais son niveau n’est guère mieux ! L’excentricité de l’orbite terrestre vaut 0,017 (et non 23° 27’); c’est l’obliquité qui vaut 23° 26’ d’ailleurs : c’est elle qui diminue de 1’ par siècle et non la déclinaison ! ».

Notre rédacteur, Daniel Cologne, apporte une première réponse – double ! – et nous avons rectifié les erreurs.

La rédaction

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Vérification faite dans les éphémérides, les 23° 27’ correspondent en effet à l’obliquité de l’écliptique, et non à l’excentricité de l’orbite terrestre. Il y a donc une rectification à faire dans deux passages de mon article [rectifications effectuées, N.D.L.R.]. Celui-ci étant « truffé d’erreurs », selon cette lectrice dans un courriel adressé au site, j’attends donc l’intervention d’un responsable du département Astronomie du Palais de la Découverte à Paris pour apporter éventuellement d’autres rectifications. À mes yeux, la question principale demeure la suivante : nonobstant ces erreurs en matière d’astronomie – que je suis tout disposé à reconnaître face à quelqu’un de plus compétent -, mon hypothèse d’une origine boréenne pré-glaciaire tient-elle la route ?

Toujours en réponse à cette lectrice attentive, j’ai peut-être eu tort de succomber à la tentation de la polémique anti-R.T.B.F., mais ce réflexe s’insère dans un contexte plus global. Depuis plus de trente ans, l’infatuation des journalistes de cette chaîne m’écœure. Elle prend aujourd’hui des proportions vraiment grotesques et, dans une émission comme Studio 1, on voit des chroniqueurs sportifs se prendre au sérieux comme si l’avenir de la civilisation dépendait de leur avis sur l’explosivité de tel footballeur ou l’incompétence de tel arbitre. Le ridicule ne tue pas, sans quoi le plateau de Studio 1 serait depuis longtemps décimé, à l’exception de David Stegen, l’invité flamand de chaque lundi, qui est – lui – un authentique connaisseur et historien du ballon rond, et dont la spécialité a droit au respect.

Est-ce un hasard si David Stegen est flamand ? Est-ce une hérésie de prétendre que la télévision belge néerlandophone fait du journalisme de qualité, alors que la R.T.B.F. est une « caste  médiatique » inféodée à l’idéologie dominante ? Je persiste et signe sur ce point car, si le Vlaams Belang peut défendre son point de vue (que je ne partage pas forcément) sur les plateaux néerlandophones, les studios francophones sont hermétiquement fermés à tout ce qui n’appartient pas à la « bande des quatre » M.R. (Mouvement réformateur, libéral) – P.S. – C.D.H. (Centre démocrate humaniste, ex-droite sociale-chrétienne) – Écolo.

Il y aurait bien d’autres exemples à citer pour démontrer que c’est la R.T.B.F. qui est sournoisement « liberticide », mais je concède bien volontiers que le chapitre de l’astronomie n’était pas celui qui convenait de griffer en priorité, surtout s’il s’avère que j’y ai commis d’importantes erreurs. J’attends donc la réplique de cet astronome et je remercie cette lectrice pour son intervention.

Une autre réponse

Je remercie une lectrice pour son intervention. J’ai effectivement confondu l’excentricité de l’orbite terrestre et l’obliquité de l’écliptique. Je m’en excuse auprès des lecteurs et je suis tout disposé à reconnaître d’autres erreurs face à quelqu’un de plus compétent, par exemple un responsable du département Astronomie du Palais de la Découverte à Paris.

Je persiste dans mon engagement anti-R.T.B.F. Cette chaîne télévisuelle de service public me semble outrepasser sa mission d’information en s’arrogeant la vocation pédagogique. Ce point pourrait encore être discuté s’il ne s’agissait pas d’une pédagogie orientée, inféodée à l’idéologie dominante dans des domaines aussi divers que la morale sexuelle, le football, l’affaire Dutroux, le trésor de Rennes-le-Château, et bien entendu le débat politique. Dans ce dernier domaine, la consœur néerlandophone fait preuve d’une beaucoup plus grande maturité politique en acceptant le dialogue avec le Vlaams Belang, ce qui n’a pas empêché celui-ci d’être battue à Anvers aux élections communales de 2006.

À l’opposé, lorsqu’il vilipende les partis « liberticides », le journaliste francophone, qui annonce par ailleurs « l’Europe sous les tropiques », n’a pas d’autres « arguments » que des photos vieilles de vingt ans où l’on voit deux ou trois jeunes gens d’« extrême droite » rendre visite – individuellement – à Léon Degrelle.

Mais par delà ces gamineries, je réitère mon souhait de voir un astronome ou quelqu’un d’autre rectifier mon article « truffé d’erreurs ».

Daniel Cologne

À propos du réchauffement de la Terre par Daniel COLOGNE

22 août 2010

Les changements climatiques observables depuis quelques années font redouter un cataclysme de grande ampleur : désertification de l’Europe du Sud et des régions de même latitude, cascade de canicules et de sécheresses, fonte des glaces polaires et montée subséquente des mers et des océans, migrations d’un nouveau type ne se produisant plus seulement du Sud vers le Nord, mais s’effectuant aussi d’Ouest en Est et vice versa. L’inquiétude légitimement généré par le réchauffement de la Terre doit cependant être placée dans une perspective plus vaste.

Le million d’années recouvrant les quatre glaciations constituent bien peu de chose à l’échelle de l’histoire cosmique. C’est la durée d’un kalpa dans la cyclologie hindoue, qui l’assimile à un moment de la respiration de Brahma. De part et d’autre de cette période-charnière, il semble que la Terre ait connu et doive connaître de très longues phases de chaleur dominante.

Dans l’ère pré-glaciaire, c’est sur une Terre globalement surchauffée que nos ancêtres boréens pourraient avoir vécu, tant il est vrai que les Pôles sont alors les seules contrées habitables de notre planète. Tout autant que le Pôle Nord, le Pôle Sud peut avoir été occupé par une espèce bénéficiant des exceptionnelles conditions cosmiques dévolues aux régions polaires, où les cycles de l’année et de la journée tendent à se confondre.

Pendant les cycles les plus chauds, la Terre tourne circulairement autour du Soleil. Le refroidissement survient lorsque l’orbite terrestre circumsolaire prend l’allure d’une ellipse. Actuellement, l’orbite de la Terre est toujours elliptique. Son excentricité est de 23° 27’. Mais la déclinaison diminue de trente-six secondes par siècle. La Terre se réchauffe déjà depuis plusieurs milliers, peut-être plusieurs dizaines de milliers d’années.

Ce processus est très lent, mais à défaut d’un « sens de l’histoire », il traduit une respiration de l’espace-temps dont le respect est la seule source de spiritualité véritable.

Anti-spirituelle par définition, l’industrialisation moderne galopante a engendré une accélération de ce processus et risque de nous conduire à plus ou moins court terme vers le chaos. Ce chaos est-il « sans précédent », comme on est toujours tenté de l’écrire ? Rien n’est moins sûr.

Il est en effet possible que le réchauffement naturel de la Terre obéisse à des changements de vitesse. Une accélération du processus a très bien pu se produire à des époques à propos desquelles les mythologies racontent l’engloutissement de grands continents. La submersion de l’Atlantide est particulièrement crédible dans la mesure où Platon la situe en 9 000 avant Jésus-Christ, ce qui correspond à la fin de la dernière glaciation selon les scientifiques.

Nonobstant les effets néfastes de la « révolution industrielle » aujourd’hui mondialisé et étendu à de grands pays dits « émergents » (Chine, Inde, Brésil), il ne faut pas s’étonner outre mesure d’avoir des hivers doux, car ce phénomène a également une cause astronomique.

Quand l’orbite terrestre devient elliptique se constitue un grand axe Terre – Soleil. Cet axe relie, d’une part, le point de plus grande proximité Terre – Soleil (nommons-le le point P), d’autre part, le point d’alignement maximal Terre – Soleil (désignons-le par la lettre A).

P peut être considéré comme le périhélie de la Terre (perspective héliocentrique) ou le périgée du Soleil (point de vue géocentrique). Le point A est l’aphélie de la Terre ou l’apogée du Soleil. Dans l’hémisphère Nord, le moment du cycle annuel correspondant au point P est actuellement au début du mois de janvier. Le point A se situe dans les premiers jours de juillet. La Terre et le Soleil sont donc les plus proches durant l’hiver de l’hémisphère boréal. C’est le cas depuis environ 1250. Au milieu du XIIIe siècle, l’axe des « apsides » (les points P et A) coïncidaient avec l’axe des solstices. Le déplacement du grand axe des « apsides » étant très lent (douze secondes par an), la probabilité d’hivers doux subsiste encore pour plusieurs millénaires, et ceci dans le respect de la plus parfaite logique de la Nature.

On peut demeurer abasourdi devant l’ignorance de certains représentants de la « caste médiatique » en matière d’astronomie. La remarque vaut spécialement pour la R.T.B.F. (Radio-télévision belge en langue française). Je ne citerai aucun nom par charité, mais on peut se demander de quel droit de tels journalistes, souvent inféodés à l’obédience maçonnique du Grand Orient de Belgique, osent se réclamer de la « pensée des lumières » et s’ériger en donneurs de leçons.

Il y a quelques années, à l’occasion d’un jeu-concours, un présentateur du journal télévisé (au demeurant un homme très sympathique) répondit « Vénus » à la question : « Quelle est la planète du système solaire la plus proche du Soleil ? ». Ce n’était là qu’un hors-d’œuvre. Le plat de résistance de la bêtise a été servi dans une émission pompeusement intitulée « L’Europe sous les tropiques ? ». Il y était évidemment question du réchauffement de la Terre.

Certes, nous avions connu récemment des phénomènes climatiques apparentés à ce qui se produit dans les contrées tropicales : par exemple, les pluies quasi-ininterrompues du mois d’août 2006, après la canicule de juillet. Nul doute qu’il faille interpréter comme de semblables « saisons des pluies » les différents « déluges » rapportés par les mythologies, et notamment celui de la Bible, d’une durée de quarante jours, soit un peu plus d’un mois.

Toutefois, il convient de rappeler que, si les cercles polaires arctique et antarctique sont distants des Pôles de 23° 27’, et si les tropiques du Cancer et du Capricorne sont à 23° 27’ de latitude Nord et Sud, c’est précisément en raison de l’excentricité actuelle de l’orbite terrestre. Ces données bougent constamment et le retour de la Terre à une orbite circulaire aura pour effet que les tropiques tendront à se confondre avec l’Équateur et les cercles polaires à être absorbés par les Pôles.

Il n’y aura donc pas d’« Europe sous les tropiques », mais il y a matière à réfléchir sur la refondation d’une Europe circumpolaire, dans le cadre d’un monde bipolaire. Cette Europe serait essentiellement circumarctique, mais pourrait aussi être partie prenante de la civilisation circumantarctique. Voilà un sujet de réflexion pour ceux qui désirent préparer ce que Guillaume Faye appelle l’« après-chaos », car en cette « année polaire internationale » (2007 – 2009), on peut émettre de sérieux doutes sur la capacité des États modernes de surmonter la crise des « bouleversements climatiques » et sur leur aptitude à gérer « la désagrégation de l’éco-système ».

Daniel Cologne

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