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Pour un programme eurocentré d’enseignement de l’histoire ! par Thomas FERRIER

30 août 2015

Madame, Mademoiselle, Monsieur, Chers Amis et Lecteurs,

Avec la Rentrée reviennent les conférences et les séances de formation. Le 12 septembre 2015 se tiendra en région lyonnaise à l’initiative du Cercle du Cœur Rebelle et du GUD – Lyon une réunion avec Xavier Eman qui parlera de « Révolte contre le monde moderne : comment dépasser le discours » et Georges Feltin-Tracol qui évoquera « En liberté surveillée ».

Il y aura une buvette et des comptoirs amis (livres, revues, vêtements…).

Le savoir est une arme !

PAF de 5 €. Pour toutes informations et pour l’inscription obligatoire, écrire à conferenceseptembre2015@gmail.com

Par ailleurs, nous venons d’apprendre qu’à Rome, L’Area 19, le bâtiment occupé par CasaPound où se déroule chaque année l’évènement appelé La Tana Delle Tigri, a été fermée par la police. À l’heure du déferlement migratoire, la priorité du gouvernement libéral-cosmopolite italien est d’interdire cet espace de liberté non-conforme.

Nous apportons bien sûr tout notre soutien à nos amis de CasaPound. Il faudra bientôt agir comme les Gens du Voyage l’ont fait dans la nuit du 28 au 29 août sur l’autoroute entre Lille et Paris.

Gens du voyage : 2 – République : 0. Ils ont obtenu gain de cause. Quel exemple !

La République est notre paillasson.

La Rédaction

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Face aux réformes europhobes et même eurocidaires, car destinées à briser la mémoire historique des Européens, et notamment celles en préparation par le gouvernement P.S. en France, nous devons opposer un contre-programme de résistance. Voici quelques éléments de réflexion en ce sens de ce que pourrait être un programme d’enseignement de l’histoire de l’Europe destiné à promouvoir notre longue mémoire au lieu de chercher à la détruire au nom d’un « multikulti » délirant destiné à faire place libre. J’utiliserai ici la terminologie française classique (6e à Terminale) mais des équivalents existent dans tous les pays d’Europe.

L’enseignement de la Sixième doit être exclusivement centré sur la Grèce classique, de l’époque mycénienne à l’époque hellénistique. C’est notre matrice civilisationnelle, aussi un an complet dédié est un minimum. On pourra l’associer à une initiation au grec ancien. Les élèves devront connaître la mythologie, les grands événements historiques, la résistance de la « petite » Grèce face aux appétits de l’Asie conquérante, la démocratie athénienne.

En Cinquième, une année sur Rome, des origines à la fin de l’Empire romain. L’élève devra apprendre le destin exceptionnel d’une cité de paysans qui put conquérir en quelques siècles tout le bassin méditerranéen. Il méditera sur la ruine de cette civilisation, sur les raisons internes et externes de sa chute. Le christianisme sera analysé sans complaisance mais sans hostilité de principe non plus. C’est à ce moment là qu’on associera l’initiation au latin.

En Quatrième, l’Europe « barbare » sera enfin évoquée et en détail. L’élève européen saura qui étaient les Celtes, les Germains et les (Balto-)Slaves. On lui fera découvrir nos origines communes indo-européennes, avec en outre quelques heures dédiées à l’Iran et à  l’Inde. Les invasions « barbares », à l’Ouest comme à l’Est, seront étudiées. L’enseignement englobera les temps mérovingiens et jusqu’à Charlemagne. La christianisation du monde barbare fera partie de cet enseignement. Elle sera là encore étudiée sans a priori.

En Troisième, c’est l’Europe médiévale au sens fort qui aura son année. Cela comprendra l’Europe occidentale, le monde scandinave et l’Empire byzantin. L’islam ne sera étudié que par son impact sur la civilisation européenne. Les conquêtes arabes et turques seront en ce sens évoquées, de même que la chute de Constantinople et la Renaissance.

En Seconde, la période 1500 – 1789 sera étudiée. On évoquera la dimension scientifique du renouveau de la civilisation européenne, les grandes découvertes, la reconquête balkanique, l’expansion de la Russie, la colonisation de l’Amérique.

En Première, l’année d’histoire sera dédiée au grand XIXe siècle, depuis 1789 jusqu’à 1914. La Révolution et l’Empire, la naissance des nationalismes, l’unification de l’Italie et de l’Allemagne seront à l’honneur. Il s’agira aussi de comprendre ce qui en nous a mené à la Première Guerre mondiale, si funeste en toutes choses.

Enfin, la Terminale sera consacrée à une période charnière, à savoir 1914 – 1957. Elle sera étudiée dans une perspective européenne et non pas nationale. Les révolutions totalitaires, fascistes comme communistes, seront analysées sans ménagement et à égalité. Leur impact et leurs conséquences sur l’Europe contemporaine seront décryptées. Il ne s’agira pas de faire dans l’hypermnésie compassionnelle mais dans une analyse rigoureuse de ce qui a amené à la ruine morale de notre civilisation. L’objectif n’est pas de jeter au visage des élèves un passé « qui ne veut pas passer » et dont il devrait se sentir coupables, mais de comprendre pour ne pas répéter les mêmes erreurs. La mort de Staline en 1953 clôturera cet enseignement. La période ultérieure, trop récente, ne permet pas de s’apprécier avec suffisamment de recul et certainement pas pour des élèves de collège ou de lycée.

Cet enseignement de l’histoire sera clairement eurocentré, de même que le sera aussi la géographie (vaste programme). Il n’a pas pour but de faire découvrir d’autres civilisations mais de comprendre la sienne, car « connais-toi toi-même et tu connaîtras le monde et les dieux », disait la Pythie de Delphes il y a 2 500 ans. L’enseignement des cultures non-européennes n’est pas la mission de l’instruction publique. Celle-ci doit former des citoyens européens, non des « citoyens du monde », et doit rappeler à chacun qui il est et d’où il vient, de quel riche patrimoine il est l’héritier.

Thomas Ferrier

• D’abord mis en ligne sur le blogue de Thomas Ferrier, le 17 mai 2015.

Commentaires d’Europe Maxima : On ne peut qu’approuver la juste proposition de Thomas Ferrier en matière d’histoire – géographie. Il est en effet regrettable d’enseigner le XXe siècle en classe de Troisième avec toutes les tragédies qui le ponctuent et ce, sans aucune aide de cellule de soutien psychologique pour des adolescents en pleine formation intellectuelle !

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De la crise grecque sans fin comme prolégomènes aux « fins dernières » de la crise mondiale du spectacle de la marchandise… par l’inter-collectif L’INTERNATIONALE

30 août 2015

« Ce qui doit vraiment être est aussi en fait, et ce qui seulement doit être sans la puissance d’être n’a aucune réalité »

Hegel, Phénoménologie de l’Esprit

« C’est dans les crises du marché mondial qu’éclatent les contradictions et les antagonismes de la production capitaliste. Or, au lieu de rechercher en quoi consistent les éléments opposés qui finissent par exploser dans la catastrophe, les apologistes se contentent de nier la catastrophe elle-même : même face au renouvellement périodique et déterminé des crises, ils s’obstinent à répéter que si la production se conformait aux règles de leurs manuels, elle n’arriverait jamais à la crise. Pour cela, ils tronquent les rapports économiques les plus simples, et ne voient qu’unité là où il y a d’abord contra-diction. »

Karl Marx, Sur la Crise

Pour paraphraser Le Manifeste, il faut bien considérer qu’un spectre ne cesse de hanter l’Europe et le reste du monde : le spectre du communisme et du retour radical à la vraie vie humaine générique débarrassée de l’argent et de l’État… Toutes les puissances de la vieille Europe asservie au gouvernement mondialiste du spectacle de la marchandise se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et tous les gangs politiques de droite et de gauche, les progressistes de France et les conservateurs d’Allemagne ainsi que tous les compétiteurs périphériques et négociants de Moscou, de Pékin et d’ailleurs…

Le spectacle de la décomposition grecque nous rappelle là quelque chose d’essentiel qui va bien au-delà du simple phénomène en question. En effet, la crise capitaliste n’est pas l’éternel retour cyclique d’un même mouvement de production en simple rupture momentanée et partielle de lui-même, elle est l’expression organique du processus historique de la dynamique d’une production qui brise la production de sa propre dynamique et dont le mouvement sans cesse se déploie en un cataclysme de plus en plus élargi et dévastateur. C’est ainsi que l’histoire de l’histoire ne peut que mener à l’auto-négation du despotisme démocratique de la valeur lui-même lorsque l’économie du crédit abroge in fine tout crédit pour l’économie. Dans ces conditions, chaque grande crise se produit à un niveau d’accumulation de dettes et de productivité chimérique bien supérieur à ceux qui l’ont précédé et préparé. C’est pourquoi la question de savoir quand aura lieu la crise historique terminale de la marchandise devenue enfin ir-réalisable revient essentiellement à se demander à quel moment la dialectique de la crise généralisée du taux de profit s’auto-manifestera en tant que procès visiblement advenu de son in-exécutable souveraineté et donc de la sénescence de tous les mécanismes illusoires de fausse solution antérieurs en tant que , leur trompeuse validité aura effectivement perdu toute possibilité de pouvoir continuer à se possibiliser.

Le temps de la domination réalisée du capitalisme intégral est celui où la temporalité précipitée des aliénations historiques propres à la tyrannie du spectacle de l’équivalent-général démontre partout que l’argent accélère de façon in-calculable l’érosion, la désagrégation et la liquéfaction de tous les moments par lesquels pourtant il s’est constitué en dépliement de son cheminement nécessaire. En domination formelle, c’est à dire avant la grande boucherie impérialiste de 1914, le Capital fonctionnait encore sur la stabilité relative de son antériorité non encore totalement soumise. Dés lors que devenu pleinement lui-même, le fétichisme de la marchandise est devenu l’économie-monde de la réification en mouvement, il s’empresse et bascule dans le brusque chaos haletant d’une vampirisation despotique et indistinctive qui dévore tout dans l’emprise désintégratrice de la vitesse marchande constamment redoublée.

La dialectique du sort de l’histoire en est ainsi jetée ! Il avait fallu à Fouché, montagnard extrémiste des impostures de l’extrême gauche de la bourgeoisie, plus de vingt ans pour révéler la vraie nature capitalistique du projet révolutionnaire issu des Lumières du marché. Au contraire, il n’aura fallu que quelques courtes et grotesques journées pour que Tsípras idéologue des mensonges alter-mondialistes de l’extrême gauche du Capital, fasse tomber les derniers masques de la soumission généralisée au gouvernement du spectacle mondial de la marchandise.

Joseph Fouché, fut le propagandiste maçonnique ardent des progrès révolutionnaires de la propriété et du commerce, mitrailleur de Lyon et briseur de toutes les grèves possibles puis ministre de la police durant le Consulat et l’Empire. Il incarna l’expert en dilapidations, détournements et retournements ainsi que toutes les vastes affaires bancaires et policières de son époque. Il fut même ministre de transition de Louis XVIII pour assurer la métamorphose des finances de l’Empire déchu en monarchie des finances restaurées. Il eut de cette manière et pendant plus de vingt ans une carrière d’intrigues, de déloyautés et de parjures qui rendent admirablement compte de la dynamique des paradoxes historiques par lesquels la vieille société d’ancien régime à argent encore illusoirement contrôlé allait donner naissance à la société démocratique de l’argent incontrôlable désormais dépourvue de toute illusion sur elle-même…

Aléxis Tsípras est, lui, passé par divers mouvements rénovateurs de la gauche du Capital et notamment le « Forum social grec » qui contre la version droitiste d’une mondialisation purement financière, souhaitent impulser la farce socio-écologiste d’un mondialisme capitaliste tempéré avec ornementations à âme éthique… Mauvais magicien du temps expéditif des leurres, tripotages et fantasmagories de la crise précipitée du Capital, il ne lui aura fallu, début juillet, qu’une pauvre petite semaine pour reconvertir à l’envers le vote référendaire du NON en un accord d’austérité accrue qui livre la Grèce pieds et poing liés aux combinaisons des marchés financiers des polices diverses et loges variées de l’impérialisme de l’OTAN.

De cette manière, le spectacle de la décomposition grecque démontre une fois de plus qu’il est totalement impossible de lutter en vérité contre les attaques du Capital par la voie électorale et réformiste et que tous les gangs politiques disponibles du marché qui voudraient sur le terrain de la monnaie maintenue et re-combinée, ouvrir des voies nouvelles qui auraient prétention à ne pas être capitalistes constituent bien entendu et comme toujours les pires ennemis du prolétariat… Tsípras a ainsi fini par accepter comme condition à l’obtention de nouveaux crédits à l’État grec en faillite quasi déclarée, un plan d’austérité beaucoup plus dur que celui qu’il avait néanmoins refusé une semaine auparavant et contre lequel il avait organisé le fourbe carnaval d’un référendum purement tortueux. En ce sens, la Grèce est bien un véritable champ d’expérimentation sociale pour la classe capitaliste mondiale et ses serviteurs d’extrême gauche lesquels se sont là toujours et en tout lieu, situés aux avant-postes de l’ingénierie sociale de la mystification comme sur tous les territoires de métamorphoses où l’humanisme de la marchandise travaille pour l’artificiel sans limites, de l’immigrationnisme au sans-papiérisme en passant par le revenu de base sans oublier la PMA et la GPA…

Comme Marx l’a fort bien noté dans Les luttes de classes en France : les pires adversaires de la lutte de classe ouvrière sont toujours ceux qui en parlent afin de la mieux torpiller de l’intérieur en tant qu’ils sont là les chiens de garde du Capital les plus dangereux; les flics accrédités de l’emprise morbide des affaires en milieu prolétaire… Syriza était donc bien et uniquement une feinte européiste de l’ordre américain de la marchandise mondialiste et à l’heure où tombe avec fracas cette flagrante supercherie, il est normal que d’autres bandes et coteries censées être plus virulentes s’apprêtent à prendre la relève sur le grand théâtre des duperies de l’agora du commerce démocratique… Mais elles seront assurément congédiées et d’autres alors viendront les remplacer pour que continue de bouger le cirque de la reproduction des mystifications et des traquenards…

En réalité, la gauche radicale du Capital se pose et s’expose là comme une simple variante durcie des bassesses du réformisme classique en tant qu’elle est uniquement le laboratoire le plus avancé de l’imaginaire capitalistique. Elle ne vise évidemment pas à abattre la tyrannie du spectacle marchand, elle entend simplement l’améliorer par la réformation et l’amendement. Sa seule ambition, c’est le mirage néo-proudhoniste revisité et toujours ré-actualisé d’un capitalisme à visage humain que l’on retrouve sous des formes diverses tant d’ailleurs à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche de la marchandise et qui entend nous faire croire qu’il suffirait simplement d’équilibrer les contradictions constitutives du marché pour sortir l’exploitation du travail de sa sur-inféodation actuelle au capital financier.

N’en déplaise au crétinisme médiatique et aux spécialistes étatiques des simplismes de la fabulation volontariste, Tsípras n’a pas trahi, il a simplement révélé sa véridique nature en nous rappelant que comme Héraclite, Hegel et Marx l’ont toujours décrit, en matière de détermination historique, on est toujours à la fin la révélation accomplie de ce que l’on exprimait en soi dès le début quelque soit par ailleurs le niveau de fiction et de déguisement qui en enveloppait le dire pour mieux maquiller le faire qui allait s’en suivre… En massacrant les marins de la Commune de Kronstadt, le capitalisme d’État bolchévik ne trahit pas, il matérialise la substance certaine de son essence tout comme la social-démocratie allemande qui assassine Rosa Luxemburg et les communards spartakistes ou comme la CNT qui se ministérialise dans l’abrutissement anti-fasciste des années 30 pour mieux fusiller de l’intérieur les insurgés barricadiers de Barcelone qui entendent à la fois liquider toutes les droites et toutes les gauches de l’asservissement à la monnaie.

Le concept de trahison est le bourbier sémantique et l’embuscade sociale de diversion qui permet à la manigance du spectacle capitaliste de berner les spectateurs en les amenant doucement ou brutalement mourir, selon les cas, sur la route insidieuse des faux-semblant et des regards tordus qui les font accepter au préalable les appareils de contrôle qui plus tard les mitrailleront le moment venu… Gustave Hervé n’a pas trahi en 1914… Comme tous les subjectivistes du gauchisme idéologique, il a simplement levé le masque en retournant sa veste de faux subversif pour en montrer la doublure de vrai contre-révolutionnaire accompagnant ainsi la grande conversion qui vit la vieille CGT dé-couvrir son caractère tangible et substituer au mot d’ordre du Non à la guerre celui du Vive la Défense nationale du Capital

En fait, la crise grecque n’est que la manifestation extrême de la crise généralisée du mode de production capitaliste en Europe et dans le monde. Et il n’existe pas bien entendu de solution démocratico-réformiste viable à l’empirement des conditions de sur-vie du prolétariat universel lequel est historiquement formé de tous les hommes de la spoliation salariale qui se voient privés de tout pouvoir sur leur existence et se trouvent, au travail ou au chômage, de plus en plus assimilés et consumés par l’autocratie du spectacle de la marchandise mondiale. La mondialisation marchande spectaculaire entend vérifier à l’avenir et dans tous les pays de quelle manière plus profitable, peuvent manœuvrer les exigences de la liberté totalitaire du profit. Les partisans d’une redistribution des cartes au sein du système de l’économie politique de la servitude, qu’ils appartiennent à la droite ou à la gauche radicales ou bien encore au réformisme traditionnel, ne peuvent que collaborer à cette dégradation parce que la participation directe ou indirecte aux catégories de l’économie politique (argent, monnaie, banque, État…) signifie toujours davantage de soumission aux chapelles et factions du gouvernement du spectacle mondial : ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Pablo Iglesias, le serviable représentant de commerce réformateur du Podemos espagnol, a tant approuvé la conduite de l’inestimable valet Tsípras…

Les partis de la marchandise à destination spécifique du prolétariat, ont pour vocation majeure d’en saboter la puissance récalcitrante. Ils expriment cette force sociale particulière d’encadrement, d’égarement et de confusion chargée de vider les mouvements de lutte de leur substance subversive en déviant leurs perspectives de transformation radicale du monde de l’existence mutilée vers une simple rénovation de celui-ci pour finalement nous contraindre à toujours demeurer en rangs serrés dans les manufactures de la paix sociale du spectacle de la domination.

En demandant très officiellement de l’aide au FMI, le gouvernement grec a clairement montré dans quelle optique il se plaçait. Encore ornementé par les faux-semblant de la littérature et des légendes premières de Syriza, Athènes prétendait au début de sa nouvelle aventure gouvernementale, souhaiter se passer de tout nouveau plan d’assistance du FMI, regardé alors officiellement comme un trop ardent zélateur des dogmes de l’austérité financière. Mais Tsípras a dû très rapidement faire marche arrière face à un gouvernement allemand qui depuis la défaite militaire et culturelle de 1945 n’a jamais été autre chose que le premier zélateur européen de l’hégémonie américaine sur le vieux continent et qui tenait donc absolument à ce que l’institution bancaire et financière de Washington, impliquée depuis 2010 dans les deux tentatives secouristes cadenassantes de la Grèce, demeure bien au centre stratégique des manipulations et spéculations de l’assujettissement budgétaire.

À l’heure de l’argent aveuglément illimité, tous les États sont les États du Capital interminable et toutes les classes dirigeantes, par delà leurs rêves intérieurs et leurs tromperies publiques, sont les ennemis des prolétaires et de l’acte ontologique du re-trouver l’être de l’être par le positionnement historique de l’auto-émancipation humaine. Pour l’humanité prolétarisée, il n’y a pas d’autre solution pour arriver à accéder au sens humain du naturel jouir trans-cendental que de rompre définitivement avec toutes les mythologies améliorantistes de la participation directe ou indirecte au jeu capitaliste mondial en se débarrassant de tous les partis et syndicats qui les promeuvent et les soutiennent, en prenant le chemin radicaliste de la lutte de classe in- apprivoisable pour l’abolition de l’argent. Il n’est possible d’affronter et de vaincre le capitalisme mondial que par la lutte ouvertement maximaliste et en adoptant les méthodes, les moyens et les buts de l’auto-mouvement de la dé-sobéissance intransigeante en faveur des seuls intérêts communiers de l’humain générique tant sur le plan de la lutte de défense immédiate que de la lutte offensive anti-marchande plus générale.

Certes une telle voie n’est pas facile, mais c’est la seule qui soit réaliste, alors que la factualité grecque est venue démontrer une nouvelle fois que l’impasse réformiste et électoraliste des raisons nationales du commerce, n’est qu’une mortelle utopie, qui ne sert que la civilisation du règne de la quantité sans borne. Tous les groupements à recherche d’audience élargie qui veulent agir sur le terrain du bougisme névrotique des permanences de l’économie et de la politique avant le temps venu de leur déliquescence afin de les arranger de façon soi-disant plus humaine, sont condamnées à s’établir sur le terrain le plus in-humain qui soit; celui de la démocratie concentrationnaire de l’aliénation capitaliste actualisée.

L’enjeu du coup de force de l’Eurozone américaine sur la Grèce est donc éminemment avisé. Il renvoie à une question de commandement, d’ordre et d’orientation impérialiste. Il s’agit de bien signifier, au-delà de la Grèce et partout en Europe, quelle est la marche à suivre, d’indiquer clairement que le mythe de la sortie de crise ne peut passer que par l’abnégation et la résignation, autrement dit par de la sueur, du sang et des larmes et par l’imposition intensive d’une nouvelle discipline sociale de compétitivité sacrificielle. Le programme unique de la marchandise en pré-banqueroute, c’est celui d’une mise au pas et d’une exploitation renforcée que rendent indispensables les restructurations productives, les privatisations et le démantèlement de toutes les formes et figures considérées à ce jour comme obsolètes pour la mise en valeur. Il s’agit d’intimider, de décourager et de pétrifier pour mieux écraser toute tendance à la protestation sociale sauvage.

Les temps de crise antérieurs ont pu être dépassés parce que le capitalisme qui n’était pas encore devenu le spectacle planétaire de la totalité historique, ne s’était pas alors emparé de l’ensemble de l’espace-temps de la reproduction sociale. Des espaces extérieurs et intérieurs encore liés à l’antériorité capitaliste demeuraient alors disponibles pour le développement industriel et commercial de l’omnipotence de la valeur. Les crises économiques mondiales qui menèrent aux deux grandes boucheries impérialistes de 1914 et de 1939 furent certes de formidables éclatements systémiques à des niveaux de sur-production et d’endettement toujours plus élevés. Toutefois, elles purent être surmontées même si ce ne fut que momentanément et très partiellement jusqu’au moment où la reconstruction terminée, les nouvelles dynamiques industrielles de régulation de la domination réelle atteignirent leurs limites évidentes durant les années 1970. Alors, l’accumulation du Capital re-butant de nouveau sur les conditions mêmes de sa propre production, la fictivation croissante de la réalisation de plus-value n’a pu que déboucher sur une politique de sur-endettement fondée sur les songes du crédit d’État afin d’anticiper des plus-values innombrables qui ne venaient pas et qui d’ailleurs ne viendraient jamais…

Mais ce qui s’en est ensuivi en tant que déferlement spéculatif d’orgies de prêt postiche en marchés financiers de plus en plus dévastateurs n’a pu conduire qu’à une nouvelle dislocation structurelle du développement capitaliste lui-même désormais caractérisé par un niveau spécieux de productivité qualitativement nouveau et radicalement inconnu, rendant notoirement impossible la formation de l’espace social nécessaire à une accumulation réelle adéquate aux nécessités de nécessité. Pendant trois décennies, il s’est donc dégagé, sur la base du procès de saturation des marchés, de l’endettement et de gigantesques bulles financières sans aucune substance de réalité, une dialectique globale de déficits abyssaux qui ne pouvait bien entendu être viable sur le long terme.

Toute l’ère crisique de la dérégulation qui a suivi la fin de la dernière reconstruction s’est accompagnée d’une généreuse succession inédite d’ivresses financières et d’endettements colossaux. Tant que ces tensions sont restées corrigeables et limitées à certaines régions du monde ou à des secteurs particuliers, il fut possible de les endiguer artificiellement grâce à un flot de liquidités émis par les banques centrales. Mais de la sorte, la donne de la crise de la sur-production n’a pu que se transmuter en donnée de la sur-production de la crise elle-même… Le spectacle du fétichisme marchand universel a seulement créé les bases de la culmination intensive du processus de crise cataclysmique. Depuis le krach de 2008, la crise de sur-production engendrée par la fin de la dernière période de reconstruction mondiale a pris une dimension globalisante et la baisse du taux de profit comme manifestation de l’impossibilité pour le Capital de continuer à pouvoir maintenir sa possibilisation à mesure que le poids machinique du travail mort étrangle le travail humain vivant, seul producteur de valeur, s’est étendue dans l’espace-temps vertigineux d’une longue démesure exorbitante. L’éclatement successif des boursouflures financières a ainsi fait apparaître au grand jour la vérité du manque criant d’accumulation réelle en tant que baisse toujours de plus en plus violente et mortelle du taux de profit.

Les dernières années de crise n’ont donc fait que re-déplacer schizophrèniquement le problème des marchés financiers vers le crédit d’État, mais à un niveau encore beaucoup plus élevé et toujours davantage incontrôlable qu’au cours des années 1970. Bien moins qu’alors, les machineries étatiques ne sont aujourd’hui en mesure de subventionner durablement le manque criant d’accumulation réelle. La crise des crédits d’État vient donc là s’ajouter à la crise financière qui accomplit, elle, la crise de diffusion des productions de la surproduction mondiale… Et la Grèce n’est là que la partie la plus symptomatique de la part émergée de l’iceberg de la dette générale. Le re-déplacement du problème vers l’État démontre qu’il n’existe aujourd’hui aucun nouveau mécanisme permettant de résoudre la crise au niveau de crise de productivité fatalement atteint.

Grèce, Espagne, Portugal, Italie, France… : Ce n’est qu’un début ! Continuons le trépas ! Le prélude au pourrissement et à la grande désintégration a somptueusement commencé… Le système immense de l’accumulation spectaculaire des objets signale là que les conditions de sa production sont en train de révoquer la production de ses propres conditions…

La dynamique impersonnelle du capitalisme qui a liquidé la bourgeoisie propriétaire pour lui substituer l’anonymat des gérances de la classe capitaliste, se développe selon ses propres lois internes en fonction de la contradiction valorisation/dé-valorisation qui devient de plus en plus in-gérable dès lors que la domination pleinement réalisée de la valeur se bloque sur le fait mondial que l’orgie technico-scientifique du produire toujours plus vite étouffe inexorablement le mouvement de l’extorsion humaine de plus-value. Ce processus d’extravagance en mouvement continuera à demeurer pourtant la seule règle historique inéluctable tant que les mesures, les catégories et critères fondamentaux de ce mode de production de la vie aliénée demeureront normes inévitables de l’advenir et ne seront donc pas en situation d’être remis en question par la pratique même de l’auto-annulation de l’ordre existant. La seule intervention réfractaire appropriée qui permettra d’arrêter la marche en avant du terrorisme capitaliste au stade ultime du chaos généralisé de son évolution, ce sera évidemment l’auto-mouvement du prolétariat s’abolissant comme tel pour faire surgir la phusis de l’émancipation humaine universelle.

La re-communisation de la vie ne se produira comme jaillissement d’existence humaine contre l’argent et contre l’État que lorsque l’état de l’argent aura pris la forme dernière à partir de laquelle il ne pourra plus rien exprimer d’autre que son incapacité à avoir réellement lieu. Il s’agit là essentiellement d’une question de nécessité objective lorsque la crise historique de l’implication réciproque entre le travail et le Capital rend impossible la possibilité des deux termes en leur unité d’ensemble et que de cela surgit l’objectivité nécessaire de la conscience critique du refus de toutes les domestications de l’économie politique. Ni les Communes ouvrières du XIXe et du XXe siècles poursuivant les Communes paysannes de jadis, ni les grèves sauvages de la fin des années 1960 ou les mouvements sociaux insubordonnés des dernières décennies n’ont été capables d’engendrer le contenu naturellement récalcitrant d’une telle conscience. Bien au contraire, les formes capitalistes absolues du travail du profit, du spectacle de la valorisation de la valeur et de l’étatisme moderne de la captivité démocratique ont été de plus en plus intériorisées jusqu’à se servir des moments d’indisciplines sociales pour les inverser contre eux-mêmes, les digérer puis les intégrer au procès d’exaltation de l’homme enchaîné. Mais il faut admettre que ce sont là d’abord pour l’avenir des phénomènes qui vont se retourner eux-mêmes progressivement contre leur propre phénoménologie…

Il fallait donc que le mode de production capitaliste développe ses contradictions internes jusqu’au point aujourd’hui atteint et qu’il le fasse jusqu’au bout. Nous sommes désormais proche de cette terminaison et ainsi confrontés à la tâche de formuler le plus correctement possible la critique de l’ensemble des catégories capitalistes en même temps que le discernement de leur destruction étant donné le niveau de contradiction qu’elles ont enfin maintenant atteint. La situation historique dans laquelle nous nous trouvons signale que le capitalisme se heurte objectivement à des limites historiques absolues qui sont celles du procès de sa propre caducité rendant alors impraticable le devenir de l’accumulation lui- même.

Le concept dialectique d’auto-effondrement est là décisif. Et Marx n’a pas cessé au fil du temps d’en déterminer et détailler les différents inter-actions historiques en formulant la théorie révolutionnaire de la crise généralisée et définitive du mode de production capitaliste telle que celle-ci s’unifie d’abord en crise historique finale de la valeur structurellement in-susceptible de valoriser sa valorisation. À un premier stade de regard, c’est la conflagration des contradictions de la circulation du Capital, c’est-à-dire le décalage grandissant entre les activités d’achat et celles de vente en leur rapport dialectique à la violente dis-proportionnalité entre les branches de production qui lui sont liées sur un marché saturé. Toutefois, à un second stade de creuser plus poussé, c’est le rapport de plus en plus explosif entre la dynamique de productivité et les conditions matérielles de la valorisation qui traduit une production insuffisante de plus-value réalisable en raison du fait que désormais en domination réelle totale; le travail humain vivant est rendu pratiquement superflu par les retentissements de la prépotence mécanisée du travail mort.

Dans la perspective totaliste du comprendre radical de la Critique de l’économie politique, les contradictions de la circulation résultent constitutionnellement du procès irrésistible d’un défaillir déterministe de substance réelle de travail vivant en tant que telle. Dorénavant, le Capital ayant liquidé quasiment toute l’intégralité de l’avant-Capital, il est enfin le devenir réalisé de toute la réalité totale et cette apogée ne peut plus se signaler évidemment que comme révélation de son périgée. C’est donc à ce niveau paroxystique que toute la profondeur de la théorie de la crise posée par Marx exprime son importance subversive.

La dé-substantialisation réelle du capital est parvenue à un point où seule une pseudo-accumulation sans réalité substantielle par le jeu spectaculaire des bulles financières grossissantes et les fantasmagories du crédit d’État est possible, et c’est elle qui est en train de se fracasser actuellement contre le mur logique de ses propres limites in-surpassables. Dans le triomphe mondial du fétichisme de la marchandise, ce n’est donc plus simplement la distribution inégale et disparate de la richesse concrète et matérielle de l’aliénation humaine qui est en jeu, mais l’insoluble acquittement de la richesse abstraite du fétichisme du capital et de l’abondance illusoire de ses formes symboliques d’ensemble qui voient ainsi l’équivalent général se généraliser en tant qu’anti-équivalence de lui-même, c’est à dire comme mort de la mesure-argent par l’argent-démesure…

C’est pour cela qu’à l’inverse de tous les empirismes surfaciers et de tous les néo-proudhonismes de droite, du centre et de gauche, la critique radicale va au- delà de toutes les anciennes théories élémentaires et boutiquières de la crise qui ne font que décalquer le point de vue réifié d’une simple et banale récusation du seul capital financier. Ces dernières voient l’origine de la crise non dans la matrice profonde et objective de la production réelle endémiquement en insuffisance de plus-value réalisable mais dans l’étroite cupidité subjective des banques, des usuriers et profiteurs. Par suite, tous ces politistes narcissiques avant-gardistes du cheffisme et du hiérarchisme, refusent de remettre en cause les fondements chosificateurs du mode de production capitaliste en tant que tel et n’ambitionnent que de remettre en marche un modèle fantaisiste et mythique d’économie saine supposée. Cette option n’est pas seulement utopique, elle est toujours contre-révolutionnaire car en ne saisissant point pourquoi l’hystérie de l’absolutisme financier est consubstantielle à la réalité intrinsèque de toute économie complètement accomplie, elle échoue à concevoir pourquoi l’horreur dictatoriale de la finance est bien le stade suprême de la libre démocratie du travail du profit.

Par conséquent, en n’apercevant pas en quoi les pires méfaits du Capital tiennent d’emblée en la logique infernale du mouvement de ses bienfaits, tous les courants de la réformation qui veulent simplement arranger et embellir ce que Marx dénommait la merde de l’économie politique, finissent immanquablement par rencontrer ce moment décisif où pour être crédible et sérieux sur le terrain de la scène domesticatoire de la servitude volontaire, il leur faut dans le calme ou l’alarme, dans la paix ou dans la guerre écraser, d’une manière ou d’une autre, le prolétariat séditieux.

Par le réel de la domination totalement réalisée aujourd’hui de la valeur, le mode de production capitaliste se produit nécessairement en tant que pleine décadence totalement consommée du produire de toutes ses modalités… Par la crise spectaculaire de l’endettement, la réalité de la crise du taux de profit produisant la saturation du marché mondial à cause de sa masse fantastique censée combler vainement un taux en chute libre est venu fallacieusement s’efforcer de faire comme si l’insoluble demeurait résoluble. Mais aujourd’hui, les machinations de la dette qui n’ont cessé d’anticiper un profit sans cesse remis à plus tard sont en train de se dé-voiler comme le dérisoire aveu que ce plus tard ne viendra jamais… Comme toute l’œuvre de Marx a su rigoureusement l’anticiper, des Grundrisse au Capital, nous sommes donc bien en train d’atteindre ce point historique cardinal où la réalité constamment reportée à une date ultérieure vient signifier que le futur de la production de monnaie ne pourra plus dorénavant monnayer l’avenir de la production.

Ce n’est pas l’aggravation illimitée de la crise qui produit mécaniquement la révolution humaine mais l’action il-limitée du prolétariat in-subordonnable dans la crise finale du spectacle de la valeur qui produit le communisme comme résultat de la confirmation dialectique de l’infirmation de la reproduction du Capital. Il faut ainsi dire que le communisme n’est rien d’autre que ce que produit le prolétariat s’auto-abolissant, de par ce qu’il est dans sa contradiction avec le Capital, au moment où il abolit le Capital quand ce dernier s’abolit lui-même. Dans la mesure où il convient de considérer qu’il y a à un moment donné trans-croissance qualitative radicale entre le cours quotidien normalisé de la lutte de classe et la révolution pour la liquidation de toutes les classes, il s’ensuit que cette dernière ne peut pas être autre que le dépassement historique auto- produit à partir de ce cours quotidien finalement auto-dépassé… Cela amène à considérer ce dépassement révolutionnaire comme le devenir spécifique de l’activité communeuse du prolétariat s’auto-dépassant. Le brisement, autrement dit le saut qualitatif ontologique de la négation de la négation, entre le cours simplement quotidianiste des luttes et la révolution de l’au-delà de la quotidianité, s’annonce dans le cours quotidien comme la multiplication organique d’échappées de conscience vraie de plus en plus vigoureuses du sein même de cette identité vers l’objectivation de la reproduction du Capital comme remise en cause de la reproduction de sa propre objectivation.

Il y a tout juste 70 ans, la dictature démocratique du spectacle gagnant du pouvoir mercantile des États-Unis larguait la première bombe atomique sur Hiroshima… Plus de 200 000 humains en situation globale de sur-production perdirent la vie suivis ensuite par 150 000 autres sur-numéraires de Nagasaki… La vérité des droits de l’homme de la marchandise y témoignait là de sa vérité profonde en indiquant clairement comment l’humain arraisonné par la liberté despotique du profit, de la guerre commerciale et du commerce de la guerre, n’est rien d’autre qu’une chair à travail, une chair à canon et une commode charogne utile pour les placements indispensables aux financements de la finance en crise.

Le fétichisme de la marchandise n’est rien d’autre que l’universelle domination sociale du quantitatif indistinct qui partout désormais développe l’exclusion spectaculaire du qualitatif dans la luxuriance aliénatoire de la dépossession humaine.

Aujourd’hui, dans le monde du falsifié triomphant et de l’inversion généralisée, le krach inévitable du système des fictions faramineuses de l’économie spéculative s’annonce de plus en plus proche. Aussi, le gouvernement du spectacle mondial n’a t-il rien d’autre à offrir à la planète pour échapper à la faillite et tenter de sauver le spectacle de la conscience fausse que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente de coup montés terroristes de vaste ampleur et de fabuleuses manipulations monétaires et bancaires sur fond d’imposant embrouillement migratoire étendu, menés de l’intérieur même de tous les services spéciaux de la provocation et de l’expertise étatiques.

En ce temps où le spectacle mondial de la marchandise est en train de coloniser tous les espaces d’expression afin de les réduire à ne plus être que des champs duplicatifs de ce qui est conforme au despotisme démocratique de l’argent, il convient de dire haut et fort ce que tout le monde tait : l’émancipation des êtres humains contre l’in-humanité du monothéisme de la marchandise, sera l’œuvre des humains eux-mêmes en total refus de tous les rackets de la soumission au culte des pouvoirs de l’économie de la contrainte et de la politique du dressage…

L’alternative historique est la suivante : soit l’insurrection communière vers l’ontologie de vie de l’authentique saveur de joie, soit la fin complètement chosifée de l’humanité emprisonnée! Entre les deux, il n’y aura rien !

Hors de la dictature travailliste de l’indistinction démocratiquement spectaculaire du cosmopolitisme du négoce, la vraie vie de l’humain est décidément bien ailleurs… Loin, loin, très loin Devant et contre tous les partis et tous les syndicats et exclusivement pour le mouvement de l’auto-émergence de l’être générique de la Commune universelle faisant finalement disparaître l’argent et l’État et donc tous les gouvernementalismes.

L’inter-collectif L’Internationale, août 2015

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